Église Sacré-Cœur-de-Jésus

Arrondissement de La Cité
330-340, rue de Montmartre



Créée à même le territoire de la paroisse Saint-Sauveur, la paroisse Sacré-Cœur-de-Jésus est érigée canoniquement le 30 août 1917. Les paroissiens déjà regroupés en mission utilisent alors comme lieu de culte la chapelle du patronage Laval.

En mars 1918, une assemblée des marguilliers de la nouvelle paroisse opte pour la construction, d’après des plans de l’architecte Joseph-Siméon Bergeron, d’un presbytère et d’une église temporaire qui plus tard pourra servir de salle paroissiale. Ce bâtiment a survécu jusqu’en 1967, année où on a entrepris la construction de l’église actuelle, conçue par l’architecte Gilles Côté, qui a livré précédemment les plans de l’église Saint-André de Neufchâtel.

La nouvelle église adopte la silhouette des amphithéâtres modernes, avec une entrée basse et une scène plus élevée. Ici, le sanctuaire est surélevé et éclairé par un puits de lumière. Le plan de l’église forme une figure presque carrée. Les bancs sont tous placés le plus près possible de l’autel et c’est toute une paroi qui sert de portail d’entrée. On a l’impression que l’architecte a tenu à construire une église qui puisse se remplir et se vider en peu de temps.

Avec son toit en pente inversée, l’église Sacré-Cœur-de-Jésus constitue à l’époque le lieu de culte moderne le plus intéressant qui ait été construit sur le territoire de la ville de Québec. L’église de Gilles Côté est sobre, avec un volume clair et un espace intérieur paisible, exempts du maniérisme qui caractérise alors plusieurs églises contemporaines. Mais l’installation d’une lourde toiture en gradins est venue dénaturer l’édifice en établissant une contradiction entre volume, espace et matériaux, ce qui en a considérablement réduit l’intérêt sur le plan architectural.

L’intérieur est agréablement enluminé par les vitraux de Marcelle Ferron.



Luc Noppen et Lucie Morisset

texte pour impression