Église Saint-François-d'Assise

Arrondissement de Limoilou
1333, 1re Avenue



Avant l'érection canonique de la paroisse Saint-François-d'Assise, le 4 mars 1914, les fidèles fréquentaient une petite chapelle, modeste construction de bois, ouverte au culte en 1913. La chapelle est agrandie dès 1914, puis l'année suivante, on choisit un terrain pour la construction d'une église et on édifie aussitôt un presbytère.

En juin 1918, la fabrique fait déplacer la chapelle de bois afin d'élever sur son emplacement un nouveau lieu de culte, conçu par l'architecte Joseph-Siméon Bergeron. Le soubassement construit, la jeune paroisse doit attendre décembre 1925 pour recevoir l'autorisation de l'évêque de bâtir l'église haute. Les travaux commencent en mai 1926, selon les plans des architectes Bergeron, Lemay et Dumais. L'édifice est livré au culte en juillet 1927, mais l'intérieur reste inachevé. Ce sera de nouveau l'architecte Bergeron, seul cette fois, qui en surveillera l'aménagement en 1941-1942.

Pour ce projet, Bergeron s'inspire d'églises françaises réalisées par des disciples de Viollet-le-Duc, chef de file du mouvement rationaliste de l'architecture, en France, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. On peut, par exemple, souligner la parenté de l'église Saint-François-d'Assise avec celle de Saint-Étienne de Tours, construite entre 1869 et 1874 sur les plans des architectes Gustave et Charles-Victor Guérin. Tous ces bâtiments se distinguent par la présence d'un clocher-porche et des murs latéraux à deux étages qui évoquent l'architecture romane du Massif central et du sud-ouest de la France.

À l'intérieur, l'église Saint-François-d'Assise offre une architecture tout aussi intéressante. Réalisé tardivement (en 1942), l'étagement présente quelques similitudes avec Notre-Dame-de-la-Croix, église parisienne érigée entre 1863 et 1880 par Louis-Jean-Antoine Héret, lui-même inspiré par les monuments de l'âge roman. Le presbytère, qui date de 1915, a été vendu par la paroisse en 1989 et abrite actuellement un centre de formation.



Luc Noppen et Lucie Morisset

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