Église Sainte-Odile

Arrondissement de Limoilou
210, rue des Chênes Ouest



L'architecte Sylvio Brassard prépare les plans et devis de l'église Sainte-Odile en 1963, deux ans après la création de la paroisse, née de la fragmentation de Saint-Albert-le-Grand. Le bâtiment qu'il conçoit s'inscrit dans le mouvement de renouveau liturgique amorcé depuis une vingtaine d'années et que vient consacrer le concile Vatican II (1962-1965). L'église Sainte-Odile présente un plan centré, disposition qui permet de regrouper le plus possible de fidèles près du sanctuaire, dans une atmosphère de communion fraternelle.

Pour créer cet espace dégagé de colonnes, l'architecte Brassard dresse une structure d'arcs de bois lamellé-collé. À l'époque de la construction, on les décrit comme " les plus grands arcs Tudor en bois lamellé-collé jamais installés au Québec ". Les arcs ont une portée libre de 32,1 mètres et pèsent 5,5 tonnes chacun. Leur transport de Cap-de-la-Madeleine à Québec a d'ailleurs nécessité une impressionnante logistique et fait la manchette des journaux.

En ce qui a trait à la composition du bâtiment, l'architecte Brassard s'est manifestement inspiré de l'église Saint-Jean-Bosco érigée en 1946-1948 à Magog, sur les plans de l'architecte Alphonse Bélanger. L'église Sainte-Odile offre en effet l'image d'une nef polygonale qui émerge d'une lourde base carrée, enveloppée de pierre rustique. Malgré le potentiel de la technologie mise en œuvre, l'architecte a construit à Sainte-Odile un bâtiment déjà archaïque sur le plan formel.



Luc Noppen et Lucie Morisset

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