La paroisse de Notre-Dame-de-Recouvrance (1929)



Au début du XXe siècle, le territoire de la future paroisse de Notre-Dame-de-Recouvrance, qui fait alors partie de Petite-Rivière, est entièrement agricole. Malgré les tentatives de développement de promoteurs immobiliers, dans les années 1910, ce n’est qu’à la fin de la décennie suivante que le secteur – devenu Québec-Ouest et plus tard Vanier (1966) – s’urbanise. Entre 1921 et 1929, la population passe de 130 à 1500 habitants. Les nouveaux résidents, surtout des manœuvres et des ouvriers non spécialisés, sont attirés par les terres bon marché situées près de Québec. 

À la veille de la crise économique des années 1930, la population est assez nombreuse pour demander la création d’une paroisse. Celle-ci est érigée canoniquement le 5 septembre 1929, sous le patronage de Notre-Dame-de-Recouvrance. Le premier curé, Georges Côté, célèbre la messe dans une salle de l’école paroissiale jusqu’à l’ouverture d’une chapelle en avril 1930. Occupant le site du presbytère actuel, elle est démolie en 1948 lorsque le soubassement de l’église paroissiale est inauguré. Le temple ne sera achevé que dans les années 1960. 

L’urbanisation de la région de Québec, dans l’Après-Guerre, entraîne la formation de la nouvelle paroisse Saint-Eugène, détachée en 1956 de Notre-Dame-de-Recouvrance. Mais la baisse de la pratique religieuse et la diminution des effectifs du clergé, à la fin du XXe siècle, incitent les deux paroisses à fusionner, en 1996,sous l’appellation de Notre-Dame-de-Vanier.



Louise Côté

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