La paroisse de Saint-Albert-le-Grand (1946)


En 1927, l’ouverture de l’importante papetière de l’Anglo Canadian Pulp (aujourd’hui Stadacona) stimule le développement de Limoilou. En dépit de la crise économique des années 1930, le peuplement progresse et jusqu’au déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale, c’est dans ce quartier de la ville que se fixe l’essentiel de la croissance démographique (Lebel, 1986, 35).

Puisque tout le sud de Limoilou est déjà bâti vers 1930 (Blanchet, 1987, 21), les familles s’installent plus au nord, jusqu’aux limites de Charlesbourg. Après la Deuxième Guerre mondiale, elles sont assez nombreuses pour demander la création d’une division religieuse. Détachée de Saint-François-d’Assise et de Saint-Zéphirin-de-Stadacona, la nouvelle paroisse est érigée canoniquement le 8 juin 1946. On la place sous le patronage de saint Albert le Grand, théologien, philosophe et érudit allemand du XIIIe siècle. Avant la construction de l’église, les célébrations religieuses ont lieu à l’école Saint-Albert (Noppen, 1994, 76).

Compte tenu de l’urbanisation rapide du nord de Limoilou, on détache de Saint-Albert-le-Grand la paroisse de Sainte-Claire-d’Assise en 1950, puis celle de Sainte-Odile en 1961.

Dans les dernières décennies du XXe siècle, la baisse de la pratique religieuse et la diminution des effectifs du clergé entraînent des modifications importantes du paysage paroissial. Le 17 novembre 1997, les paroisses de Saint-Albert-le-Grand, Sainte-Claire-d’Assise, Saint-Paul-Apôtre et Sainte-Odile fusionnent pour former la nouvelle paroisse de Sainte-Marguerite-Bourgeoys.

Louise Côté

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