La paroisse de Saint-François-Xavier (1960)


Au début du XXe siècle, le territoire de la future paroisse de Saint-François-Xavier est compris dans la municipalité de La Petite-Rivière. Arrosées par les rivières du Berger et Saint-Charles, ses terres fertiles restent agricoles jusqu’à une époque très récente. Ses résidants fournissent les marchés de Québec en légumes frais et en produits laitiers.

À la suite de la Deuxième Guerre mondiale, la périphérie de Québec se transforme en banlieue résidentielle. La Petite-Rivière connaît alors un essor spectaculaire : sa population passe de 740 personnes en 1955, à 8 500 en 1966 (Blanchet, 1988, 11). Les nouveaux résidants sont attirés par la construction d’habitations de type coopératif (Ibid., 18). Devenue ville en 1955, la municipalité prend le nom de Duberger neuf ans plus tard.

Au début de 1958, une partie des habitants du « Parc Boudreau », un secteur mis en valeur par la Coopérative d’habitation du Québec métropolitain, entreprend des démarches pour obtenir une paroisse (Noppen, 1994, 138). Loti depuis un an à peine, le nouveau développement compte déjà plus de 300 familles. Comme elles sont éloignées des églises de Sainte-Monique et de Notre-Dame-de-Pitié, les autorités religieuses acquiescent à la demande. Face à l’urbanisation accélérée, l’Église resserre l’encadrement des fidèles en multipliant entre autres le nombre de paroisses (Courville, 2000, 47).

La paroisse de Saint-François-Xavier est érigée canoniquement le 14 avril 1960 et son territoire est détaché des paroisses de Sainte-Monique et de Notre-Dame-de-Pitié. Fusionnée à la ville de Québec en 1970, Duberger fait aujourd’hui partie de l’arrondissement des Rivières.

Louise Côté

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