La paroisse de Saint-Joseph (1925)


La croissance démographique de Québec s’accélère avec le XXe siècle. Entre 1901 et 1929, la population du quartier de Saint-Sauveur triple (Lebel, 1986, 27). Dès la Première Guerre mondiale, le lotissement de la « terre de Saint-Sauveur », propriété de l’Hôtel-Dieu, est complétée jusqu’à sa limite occidentale, la rue Montmagny (Morisset, 2000, 95). À l’ouest de la rue de l’Aqueduc, au pied du coteau, des familles ouvrières s’entassent parfois à deux ou trois par maison. La plupart travaillent dans les nombreuses manufactures de chaussures de la basse-ville.

Compte tenu de la surpopulation du quartier, le cardinal Bégin érige canoniquement la paroisse de Saint-Joseph, le 25 mars 1925. On détache son territoire des paroisses de Saint-Sauveur et de Saint-Malo. Le curé fondateur, le chanoine Israël Laroque s’attelle alors à la construction d’une église. L’énergie qu’il déploie à cette tâche est mentionnée dans le roman Au pied de la pente douce de l’écrivain Roger Lemelin, un natif de la paroisse (Noppen, 1994, 167).

Dans les dernières décennies du XXe siècle, la baisse de la pratique religieuse et la diminution des effectifs du clergé entraînent un remodelage du paysage paroissial. Par un décret daté du 14 décembre 1998, la paroisse de Saint-Joseph est supprimée et son territoire est rattaché à celui de la paroisse de Sainte-Angèle-de-Saint-Malo.

Louise Côté

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