La paroisse de Saint-Pascal-de-Maizerets (1923)


Au tournant du XXe siècle, la ville de Québec entre dans une phase d’expansion démographique et économique. Bien implantées dans les quartiers de Saint-Roch et de Saint-Sauveur, les industries manufacturières emploient une abondante main-d’œuvre qui provient souvent des campagnes environnantes. Pour loger les familles ouvrières, des compagnies de promoteurs immobiliers entreprennent dès 1906 le lotissement d’une partie des terres de Limoilou.

À l’est de la voie ferrée, sur une terre détachée du domaine de Maizerets, la compagnie du parc Maufils découpe une série de lots de grandes dimensions, en bordure des avenues Maufils, De La Ronde et De Vitré. Contrairement à ce qui s’est fait ailleurs dans Limoilou, on propose ici des maisons unifamiliales, séparées les uns des autres par des îlots de verdure (Blanchet, 1987, 33). Situé à proximité de l’importante papetière de l’Anglo Canadian Pulp (aujourd’hui Stadacona), qui ouvre en 1927, le quartier se développe rapidement.

Au moment où le secteur compte environ 800 habitants (Anonyme, vers 1973, 55), le cardinal Bégin décide d’y ériger une nouvelle paroisse qu’il détache de Saint-Charles. Le décret daté du 6 décembre 1923 précise que la paroisse sera placée sous le patronage de saint Pascal Baylon, un franciscain reconnu comme étant le patron des congrès eucharistiques. Le cardinal veut rappeler ainsi le premier Congrès eucharistique provincial qui vient de se tenir à Québec, la même année (Lauzon, 1946, 33). En attendant la construction de l’église, la messe est célébrée dans une chapelle aménagée dans la maison d’un particulier (Noppen, 1994, 172).

Après la Deuxième Guerre mondiale, le développement de Limoilou se poursuit plus au nord. En 1955, on détache de Saint-Pascal-Baylon (Saint-Pascal-de-Maizerets) la nouvelle paroisse de Saint-Pie-X, puis l’année suivante, une partie de celle de Saint-Paul-Apôtre.

Dans les dernières décennies du XXe siècle, la baisse de la pratique religieuse et la diminution des effectifs du clergé entraînent des modifications importantes du paysage paroissial. Le 17 mars 1998, les paroisses de Saint-Pascal-de-Maizerets et de Saint-Pie-X fusionnent pour former la nouvelle paroisse du Bienheureux-François-de-Laval.

Louise Côté

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