La paroisse de Saint-Paul-Apôtre (1956)


Dans l’après-guerre, tout comme le reste du Québec, la région de la capitale vit au rythme du baby-boom, cette importante phase de croissance démographique. La population de l’agglomération de Québec double presque entre 1941 et 1961, passant de 200 814 à près de 358 000 habitants (Lebel, 2000, 76). Même si ce sont surtout les villes de la banlieue qui bénéficient de cet apport, Limoilou en profite aussi. Toutes les terres disponibles au nord du quartier, jusqu’aux limites de Charlesbourg, sont loties et vendues.

Parallèlement à l’extension du peuplement urbain, l’Église catholique prend conscience de la fragilité de sa position. Dans les villes, elle considère que le fidèle est « perdu dans la foule anonyme et nombreuse » et que les institutions « n’ont plus le même caractère » ni leurs « cadres protecteurs » (Cité dans Courville, 2001, 47). Les autorités religieuses développent donc une nouvelle stratégie d’encadrement qui comprend notamment la multiplication de paroisses et l’abaissement du nombre de fidèles dans chacune d’elles (Ibid.). C’est dans ce contexte qu’on érige la nouvelle paroisse de Saint-Paul-Apôtre, le 29 septembre 1956. Dans la région de Québec, cinq autres paroisses sont créées la même année.

Détachée de Saint-Fidèle, la paroisse de Saint-Paul-Apôtre s’étend grosso modo entre les boulevards Henri-Bourassa et Benoît-XV, puis entre les 18e et 26e Rues. Elle compte alors environ 3 000 résidants (Anonyme, 1981). On aménage le premier lieu de culte dans une école primaire de la 8e Avenue (Noppen, 1994, 178).

Dans les dernières décennies du XXe siècle, la baisse de la pratique religieuse et la diminution des effectifs du clergé entraînent des modifications importantes du paysage paroissial. Le 17 novembre 1997, les paroisses de Saint-Albert-le-Grand, Sainte-Claire-d’Assise, Saint-Paul-Apôtre et Sainte-Odile fusionnent pour former la nouvelle paroisse de Sainte-Marguerite-Bourgeoys.

Louise Côté

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