La paroisse de Saint-Benoît-Abbé (1963)



L’urbanisation du nord-ouest de Sainte-Foy, sur des terres jusque-là renommées pour leurs vergers et leurs rutabagas (L’Appel,1998, S18), s’effectue d’abord le long du boulevard Pie-XII avant de s’étendre jusqu’aux limites de Cap-Rouge. La croissance démographique est rapide :en 1963, plus de 460 familles vivent dans le secteur (Le Banlieusard,17 juillet 1963). Depuis déjà trois ans, on célèbre la messe dans la chapelle temporaire de l’école Filteau. « Vu l’accroissement extraordinaire de la population de la paroisse Notre-Dame-de-la-Visitationde Sainte-Foy. Vu l’exiguïté de l’église de cette paroisse. Vu la nécessité d’assurer les services religieux à cette population qui augmente sans cesse », l’archevêché fonde Saint-Benoît-Abbé le 21 juin 1963 (Décret d’érection, 21 juin 1963).
 

La nouvelle division religieuse, détachée de Notre-Dame-de-Foy, Sainte-Ursule et L’Ancienne-Lorette, s’étend du boulevard Duplessis jusqu’à Cap-Rouge. La voie ferrée du CN et le chemin des Quatre-Bourgeois en marquent les limites nord et sud. L’emplacement de la future église figure dans le décret d’érection : elle sera construite sur le lot 224-7 du cadastre de Sainte-Foy. En janvier 1964, le conseil de fabrique achète le terrain désigné. Au mois d’août de l’année suivante, on engage l’architecte Louis Carrier. L’église est ouverte au culte en 1967. 

À la fin du XXe siècle, la baisse de la pratique religieuse et la diminution des effectifs du clergé entraînent des changements administratifs. En 1994, les paroisses de Sainte-Ursule et de Saint-Benoît-Abbé s’unissent « pour pallier au manque de prêtres » (L’Appel,1998, S12). En 2003, les équipes pastorales des deux paroisses fusionnent.



Louise Côté

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