La paroisse de Saint-Gérard-Majella (1909)



Éloignés de l’église de Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette, les résidents du rang de « La Montagne », près du mont Bélair, demandent la création d’une nouvelle paroisse dès le début du XXe siècle. Deux d’entre eux ont même offert gratuitement un terrain pour la future église.

Mgr Bégin envoie un curé sur les lieux en février 1906, date de l’ouverture des registres. L’abbé Amédée Boutin étudie les « avantages et les désavantages de chaque terrain »,puis fixe son choix sur celui d’Antoine Boivin. Situé à l’ouest des Quarante Arpents (territoire appartenant alors aux Wendat), il y trouve un endroit propice sur une petite élévation, « pour l’église, la sacristie, le presbytère, un jardin ainsi que le cimetière » (Album souvenir, 1981, 12). On commence aussitôt la construction d’une chapelle de bois, sur l’emplacement de l’école actuelle, où la messe est célébrée dès novembre de la même année. 

En 1909, à peine trois ans plus tard, on inaugure une église de pierre, l’année même de l’érection canonique de la paroisse. Placée sous le patronage de saint Gérard Majella, qui vient d’être canonisé, elle est détachée des paroisses de Notre-Dame-de-L’Annonciation et de Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette. 

En 1973, le territoire de la desserte de Val-Saint-Michel est détaché officiellement de Saint-Gérard-Majella pour former la paroisse de Sainte-Anne. En 1992, on annexe le secteur de Sainte-Geneviève, situé au sud-est du territoire et détaché de Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette. 

À la fin du XXe siècle, la baisse de la pratique religieuse et la diminution des effectifs du clergé entraînent d’importantes réorganisations paroissiales. En 1999, les paroisses de Saint-Gérard-Majella et de Sainte-Anne fusionnent et portent désormais le nom de Saint-Martin-de-Val-Bélair.



Louise Côté

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