La paroisse de Saint-Jérôme (1956)



Les premiers habitants du secteur dit « de l’Auvergne »s’installent au XVIIe siècle. Comme ailleurs à Charlesbourg, ils sont agriculteurs et vendent leurs surplus sur les marchés de Québec. L’urbanisation survient à la suite de la Deuxième Guerre mondiale. L’augmentation de la population incite alors un groupe de citoyens à déposer une requête auprès de l’archevêché, le 30 mars 1954. On veut obtenir une paroisse « vu l’éloignement et l’exiguïté de l’église Saint-Charles-Borromée » (décret d’érection, cité dans l’Album-souvenir). La paroisse-mère gère d’ailleurs une desserte dans la localité depuis 1952. 

Mgr Roy accède à la demande et érige la nouvelle paroisse le 26 juillet 1956, « sous l’invocation de Saint-Jérôme, Confesseur et Docteur, dont la fête se célèbre le trente septembre » (Ibid.). Le décret établit que l’église sera construite « au milieu du quadrilatère formé par la onzième avenue est, la vingt-huitième rue est, la douzième avenue est et la vingt-sixième rue est. Elle devra occuper le milieu du terrain et avoir la façade sur la onzième avenue est ». Dans l’intervalle, les offices religieux sont célébrés à l’école des Sœurs de Saint-François-d’Assise. L’église sera inaugurée en 1960. 

Depuis la fin du XXe siècle, la baisse de la pratique religieuse conjuguée au manque de prêtres exige le remodelage du paysage paroissial. Le 14 juin 1999, les paroisses de Saint-Jérôme et Saint-Rodrigue se regroupent pour former la nouvelle paroisse de Saint-Jean-Eudes.



Louise Côté

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