La paroisse de Saint-Louis-de-France (1956)



Le recensement de 1941 révèle que le territoire de la future paroisse de Saint-Louis-de-France compte encore une dizaine de fermes. Mais dans la décennie suivante, la population de Sainte-Foy double. L’urbanisation du plateau s’étend encore plus loin à l’ouest. En 1956, 356 familles habitent à proximité du pont de Québec (Album-souvenir,1981, 7). Un plan de lotissement urbain prévoit déjà l’emplacement du noyau paroissial avec son terrain de jeu, son église et son école. 

Fidèle à sa stratégie d’encadrement en milieu urbain, l’Église catholique érige rapidement la paroisse de Saint-Louis-de-France. Dans le décret d’érection, daté du 14 septembre 1956, on justifie cette décision en invoquant le nombre élevé de familles installées dans le secteur, l’exiguïté de l’église de Notre-Dame-de-Foy et la difficulté pour le clergé « à entretenir un ferme esprit paroissial » (Thériault, 1982, 36). 

Détaché de Notre-Dame-de-Foy, le nouveau territoire religieux de près de trois kilomètres carrés s’étend au sud du boulevard Laurier, de l’hôpital des Anciens Combattants (plus tard, le CHUL et le CHUQ) jusqu’au pont de Québec. Le décret d’érection canonique mentionne aussi que l’église doit être construite sur le lot 346. En attendant, les premiers offices religieux sont célébrés dans une petite école du chemin Saint-Louis, puis au Préventorium, un établissement destiné aux enfants de tuberculeux. À partir de décembre, une salle de l’école de la rue de l’Église sert de lieu de culte. En 1957, un comité d’aide à l’église est mis sur pied. Le temple paroissial et le presbytère sont enfin inaugurés en juillet 1961. 

Au cours des dernières décennies du XXe siècle, la diminution notable des effectifs religieux et la désaffection des fidèles entraînent une réorganisation de l’activité pastorale. En 1993, les paroisses de Saint-Yves et de Saint-Louis-de-France s’associent pour alléger la charge de travail de leurs prêtres. La fusion des deux paroisses est prévue dans un avenir rapproché.



Louise Côté

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