La paroisse de Saint-Thomas-de-Villeneuve (1948)



Entre le village de Beauport et le « Haut du Sault »(Courville), l’urbanisation s’amorce dans la première décennie du XXe siècle. En 1921, dans un secteur voué à l’agriculture, on érige la nouvelle municipalité de Beauport-Est. Parallèlement à la construction de l’école Tremblay, on installe un réseau d’aqueduc et d’égout. 

Au cours des années 1940, la population double presque, passant de 587 à 1096 habitants (Côté, 1994, 14). Comme ailleurs, la croissance de la municipalité s’accompagne d’un besoin d’autonomie sur le plan de l’organisation religieuse : les 180 familles qui y habitent n’ont « ni curé, ni vicaire, ni église, ni presbytère » (Notes historiques,2003, 3). À la demande d’un groupe de fidèles, l’archevêché érige donc une nouvelle paroisse, le 27 août1948. On la baptise Saint-Thomas-de-Villeneuve, en l’honneur du « Père des pauvres », l’ancien archevêque de Valence (Ibid.,8). Lorsque Beauport-Est devient village en 1951, il prend lui aussi le nom de Villeneuve en hommage au prélat. 

La nouvelle paroisse est bornée au nord par Sainte-Thérèse-de-L’Enfant-Jésus, à l’ouest par La Nativité-de-Beauport, au sud par le fleuve Saint-Laurent et à l’est par Saint-Louis-de-Courville. Le premier curé, l’abbé Donat Tanguay, arrive le 22 septembre, jour de la fête du patron de la paroisse. En attendant la construction de l’église, dont le soubassement est prêt à recevoir les fidèles en juillet 1950, il célèbre la messe à l’école Tremblay. 

Dans les dernières décennies du XXe siècle, la baisse de la pratique religieuse et la diminution des effectifs du clergé incitent les paroisses à se regrouper. C’est ainsi qu’en 2001, Saint-Grégoire de Montmorency, Saint-Louis-de-Courville, Saint-Thomas-de-Villeneuve et Sainte-Marguerite-Marie de Boischâtel fusionnent pour former la nouvelle paroisse de La Bienheureuse-Marie-Catherine-de-Saint-Augustin.



Louise Côté

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