La paroisse de Sainte-Monique (1945)


Arrosées par les rivières Saint-Charles et Lorette, les terres fertiles de la future paroisse de Sainte-Monique sont mises en culture dès les débuts de la colonie. Au XIXe siècle, les habitants du secteur dit Les Saules viennent écouler leurs surplus agricoles sur les marchés de la ville. La côte Saint-Paul (aujourd’hui rue Michelet), qui relie L’Ancienne-Lorette à Québec, forme l’épine dorsale de la petite agglomération rurale qui compte une école de rang et un atelier de poterie renommé (Blanchet, 1988, 12).

Dans les années 1940, on dénombre environ 1 000 habitants dans le petit village (Grenier, 1995, 19). Compte tenu de l’éloignement de l’église mère de L’Ancienne-Lorette, les résidants veulent leur propre lieu de culte, si bien qu’ils déposent une requête auprès des autorités religieuses, le 2 janvier 1944. Agréant à la demande, le cardinal Villeneuve érige canoniquement la nouvelle paroisse de Sainte-Monique, le 4 mai 1945. Détachée de Notre-Dame-de-l’Annonciation (L’Ancienne-Lorette) et de Saint-Malo, elle est limitée au nord par l’actuel quartier de Neufchâtel, à l’est par la rivière du Berger, au sud par la ligne de chemin de fer et à l’ouest par L’Ancienne-Lorette (Ibid., 21). Avant la construction de l’église, on établit une chapelle temporaire dans un hangar à grains (Anonyme, 1958, 19).

L’urbanisation du secteur survient au cours des décennies suivantes, lorsque la périphérie de Québec se transforme en banlieue résidentielle. La population de 1 500 habitants en 1947 dépasse 4 350, dix ans plus tard (Ibid., 31). Les Saules accède au statut de ville en 1960, puis fusionne en 1970 avec la ville de Québec. Le quartier des Saules fait aujourd’hui partie de l’arrondissement des Rivières.

Louise Côté

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