La paroisse de Sainte-Anne (1949/1973)



Dans les années 1920, une cinquantaine de familles de Québec passent l’été dans le rang Saint-Michel de la paroisse de Saint-Gérard-Majella. Une gare, un bureau de poste et l’épicerie Duchesneau desservent le lieu de villégiature. Il ne manque qu’un lieu de culte, jusqu’à l’ouverture d’une desserte de Saint-Gérard-Majella en1922. En trois semaines seulement, une petite chapelle de bois est alors construite sur le site actuel (Val-Bélair :hier à aujourd’hui,1974, 49). 

Un différend au sujet de la construction d’une route entraîne la scission de la paroisse civile. Val-Saint-Michel se détache de Saint-Gérard-Majella pour former en 1933une « ville » d’environ 300 habitants devenant en hiver « presque une ville fantôme » (Ibid.,54). Durant la Deuxième Guerre mondiale, la localité bénéficie toutefois de la proximité de la base militaire de Valcartier. En dix ans, la population double, puis quadruple pour devenir une « ville d’hiver » avec ses 1 200 habitants en 1950 (Ibid.,74). 

La petite chapelle des estivants ne convient plus. Des démarches sont entreprises auprès de l’évêché pour obtenir l’autorisation de bâtir une église. Devant le refus des autorités religieuses, un groupe de citoyens présente une pétition et obtient finalement gain de cause. Un curé est nommé peu avant l’inauguration de la nouvelle église le soir de Noël 1949. 

L’érection canonique de la paroisse de Sainte-Anne s’effectue le 21 novembre 1973, vingt-quatre ans après la construction de l’église et quelques mois avant la constitution de la municipalité de Val-Bélair, un territoire englobant les deux paroisses religieuses de Saint-Gérard-Majella et de Sainte-Anne. La nouvelle paroisse adopte le vocable de Sainte-Anne, car on y conserve une relique de la sainte, confiée à la desserte en 1924 par les Rédemptoristes (Album souvenir,1999, 33). 

À la fin du XXe siècle, la baisse de la pratique religieuse et la diminution des effectifs du clergé entraînent une importante réorganisation paroissiale. En 1999, Sainte-Anne fusionne avec la paroisse-mère pour former une nouvelle entité religieuse, Saint-Martin-de-Val-Bélair.



Louise Côté

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