La paroisse de Sainte-Gertrude (1968)



Au nord-est du cœur historique de Beauport – l’ancien bourg du Fargy –, les terres sont pendant longtemps exploitées à des fins agricoles. Lorsque les Dominicaines adoratrices s’y installent en 1952, elles font construire leur couvent « au milieu des champs » (Album-souvenir,1993, 7). Mais le développement ne tarde guère : dès 1955, on commence à lotir le secteur. En moins de 10 ans, une véritable banlieue où dominent les bungalow sa complètement transformé le paysage. 

Pour répondre aux besoins religieux de la population croissante, le curé de Beauport ouvre une desserte en 1963 dans la nouvelle école Monseigneur-Robert. Deux ans plus tard, un comité est formé pour étudier la possibilité de fonder une paroisse. Mais les temps sont durs :la pratique religieuse est en baisse et La Nativité-de-Notre-Dame connaît des difficultés financières (Ibid.,8).Après avoir pesé le pour et le contre et consulté les autorités diocésaines, on adresse finalement une demande à l’archevêque de Québec. Le 12 mars 1968, le cardinal Roy érige la nouvelle paroisse sous la protection de sainte Gertrude, une moniale cistercienne de la fin du XIIIesiècle, « favorisée dès l’âge de 25 ans de révélations mystiques extraordinaires » (Ibid.) Au nord de l’avenue Royale, la paroisse s’étend entre l’avenue Seigneuriale et la rue Labelle, au sud de l’actuelle rue des Vents. 

En 1969, une campagne de souscription permet d’amasser plus de 17 000 $. On peut alors acheter un terrain pour l’église. Une fois la transaction faite auprès de l’archevêché, le 18 septembre 1969, on met sur pied un « comité du temple paroissial ». Son objectif est de doter la paroisse d’une église, malgré le manque de liquidités. Le bâtiment, construit en partie grâce au travail bénévole de paroissiens, est finalement inauguré en 1971(Ibid.,20).



Louise Côté

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