La paroisse de Sainte-Maria-Goretti (1963)



Après la Deuxième Guerre mondiale, le territoire de Charlesbourg commence à s’urbaniser. Le phénomène touche d’ailleurs toute la périphérie de Québec. Pré-voyant, le curé Odilon Gauthier de Saint-Charles-Borromée achète des terres « propres à devenir les centres d’éventuelles paroisses » (Album-souvenir, 1988, 15). Il veut aussi éviter les conflits que pourrait susciter le choix d’un terrain, comme ce fut le cas à Saint-Rodrigue. Dans le secteur qui deviendra Sainte-Maria-Goretti, il acquiert donc la ferme d’Arthur Chabot, où il réserve une parcelle pour une école et une église. Celle-ci sera ouverte au culte en 1966. 

La paroisse de Sainte-Maria-Goretti est érigée canoniquement le 6 juillet 1963. Le décret de Mgr Roy souligne que cette nouvelle fondation a été dictée par « la nécessité d’assurer les services religieux à cette population qui augmente sans cesse » (décret cité dans Ibid., 13).C’est un paroissien actif dans le domaine du loisir qui aurait proposé le vocable de Sainte-Maria-Goretti. Dans les années 1950, il aurait suggéré de placer le terrain de jeux des filles sous la protection de la sainte : « L’origine du nom de la paroisse remonte donc à cette suggestion »(Ibid.,15). 

En 1970, succédant au curé fondateur Raymond Dupuis, les Eudistes assurent désormais le ministère paroissial. Cette période coïncide cependant avec la désaffection de plus en plus marquée des fidèles et la diminution des effectifs religieux, si bien que dans les décennies sui-vantes, on doit repenser le paysage paroissial. En 1998,les paroisses de Sainte-Cécile et Sainte-Maria-Goretti sont donc réunies à Saint-Charles-Borromée, la paroisse-mère.



Louise Côté

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