La paroisse de Sainte-Marie-Médiatrice (1950)



En 1946, les habitants de Château-d’Eau obtiennent du curé de Saint-Ambroise l’établissement d’une desserte. Depuis quelques années, le lieu de villégiature se développe. La population, qui atteint facilement 1 000 personnes durant l’été, se stabilise autour de 400 le reste de l’année. Le curé Dumas veut faciliter l’accomplissement des devoirs religieux et « enlever aux indifférents les excuses de leur insouciance » (Roy, 2000, 82). L’acte est officialisé par un décret datant du 21 novembre 1946. 

Un terrain est acheté au coin du boulevard Valcartier et de la rue du Golf, au centre de la municipalité. En attendant de recueillir l’argent nécessaire à la construction de l’église, on installe une chapelle provisoire dans le chalet de l’Association sportive de Château-d’Eau. Dès la nuit de Noël 1946, la messe y est célébrée dans une salle bien aménagée, aux « rideaux de velours » (Ibid.,86). 

Le curé Dumas dépose une requête pour la création d’une nouvelle paroisse le 3 septembre 1948. Il fait remarquer à l’archevêque que la plupart des habitants sont éloignés de l’église paroissiale « et que les moyens de transport ne les favorisent pas ». Il ajoute que la population peut fournir « un salaire convenable » pour la subsistance et l’entretien d’un prêtre résident. Il de-mande donc aux autorités d’ériger en desserte-mission,« la présente desserte-succursale » (Ibid.,87). 

L’archevêque Maurice Roy érige canoniquement la nouvelle paroisse le 3 juin 1950. Détachée de Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette, elle est placée sous le patronage de sainte Marie-Médiatrice. Son territoire s’étend de la route Pageau (boulevard de la Colline) à la rue Cook et du chemin de fer du CN jusqu’au lac Dessureault. La limite sud est fixée plus tard, selon une ligne qui va du perron de l’hôpital Saint-Ambroise jusqu’à la rivière Saint-Charles (Ibid.,88). 

À la fin du XXe siècle, la baisse de la pratique religieuse et la diminution des effectifs du clergé entraînent souvent un remodelage du paysage paroissial.



Louise Côté

texte pour impression