La paroisse de Sainte-Thérèse-de-L’Enfant-Jésus (1925/1935)



Au tournant du XVIIIesiècle, comme toutes les terres du 1er rang de la seigneurie de Beauport ont été concédées, on ouvre les rangs Saint-Joseph, Saint-Michel, puis Sainte-Thérèse, situés dans les profondeurs du territoire. Pendant très longtemps, ces secteurs essentiellement ruraux restent peu peuplés, mais au début du XXe siècle le peuplement s’y densifie ; les rangs Saint-Michel et Sainte-Thérèse finissent « par se rejoindre en s’étendant l’un vers l’est et l’autre vers le nord-est » (Dossier vert,1975, 10). 

En 1916, quelques résidents du secteur entreprennent des démarches pour obtenir une église, mais la paroisse de La Nativité-de-Notre-Dame se relève à peine de l’incendie de la sienne. Elle ne peut se priver des contributions d’un groupe de paroissiens (Ibid.). On attend donc 1924 avant de déposer une nouvelle requête auprès des autorités religieuses. Comme la population ne dépasse pas 65 familles, Mgr Bégin érige plutôt une desserte le 17 mai 1925. Une chapelle est inaugurée en octobre de la même année. 

La desserte est placée sous le patronage de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, qui vient d’être canonisée. Ayant vécu au carmel de Lisieux en France, la sainte est aussi connue sous le nom de Thérèse de Lisieux. Il en va de même pour la paroisse qui est indifféremment appelée« de l’Enfant-Jésus » ou « de Lisieux ». 

Dès décembre 1925, la desserte a son curé résident et les registres ouvrent au début de l’année suivante. La vie paroissiale s’organise graduellement, si bien que le 29 octobre 1935, la paroisse est érigée canoniquement. On bénit la pierre angulaire de l’église le 28 juin de l’année suivante (Ibid.,13).



Louise Côté

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