La paroisse de Sainte-Ursule (1959)



Le secteur de Neilsonville, à l’ouest du pont de Québec, s’urbanise au cours des années 1950. À peine 300 familles y sont installées au moment où l’on fonde une nouvelle paroisse, détachée de Notre-Dame-de-Foy. Placée sous le patronage de sainte Ursule, elle est érigée canoniquement le 28 juillet 1959. Son territoire couvre l’ouest de la ville de Sainte-Foy, depuis le pont de Québec jusqu’aux limites de Cap-Rouge. En 1963, on retranchera le secteur situé au nord du chemin des Quatre-Bourgeois pour former la paroisse de Saint-Benoît-Abbé. 

Une fois de plus, l’Église catholique applique ici sa stratégie d’encadrement en milieu urbain : la paroisse est créée au moment où le développement s’amorce à peine. Contrairement aux autres paroisses du plateau de Sainte-Foy, celle-ci est confiée à une communauté de religieux, les Missionnaires du Sacré-Cœur, dont la maison-mère est alors située rue Sainte-Ursule à Québec. Le nom de la paroisse ferait aussi référence à Marie-Ursule Hébert, épouse de John Neilson, propriétaire d’un vaste domaine au XIXe siècle, base territoriale de la nouvelle paroisse. 

Les premières messes sont célébrées dans les écoles Pie-XII et Notre-Dame-du-Sacré-Cœur. À partir de 1961, un groupe de paroissiens s’emploie à recueillir les fonds nécessaires à la construction d’un presbytère et d’une église (Livre souvenir, 1999). Le chantier ouvre en 1963 sur des terres achetées par l’archevêché à la Quebec Bridge Realty Cy (L’Appel,1998, S12). 

À la fin du XXe siècle, en raison de la baisse de la pratique religieuse et de la diminution des effectifs du clergé, on procède à des changements administratifs. En 1994, les paroisses de Sainte-Ursule et Saint-Benoît-Abbé s’unissent « pour pallier au manque de prêtres »(L’Appel,1998, S12). Cinq ans plus tard, les Missionnaires du Sacré-Cœur de Québec cèdent la paroisse au diocèse de Québec. En 2003, les équipes pastorales de Sainte-Ursule et de Saint-Benoît-Abbé fusionnent.



Louise Côté

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